En plus du coût élevé pour chauffer une maison, les "mauvaises" fenêtres sont une source d'inconfort.
On pense tout d'abord aux courants d'air qui frigorifient celui ou celle qui reste à proximité d'une fenêtre pour lire, regarder la télé ou pour toute autre occupation passive.
Mais le confort thermique est une notion qui est bien plus large. Le confort thermique est tout d'abord fonction des personnes, on y est effectivement plus ou moins sensible (suivant la constitution, l'âge, l'activité, l'état de santé, etc.). Dans une même pièce une personne pourra donc être dans une "sensation de confort" alors qu'un autre individu sera dans une "sensation d'inconfort".
Les paramètres externes qui rentrent en compte sont la température ambiante de la pièce, la température rayonnante, les courants d'air, l'humidité.

La notion de rayonnement thermique est la moins connue. Voici donc quelques explications. Chaque élément qui nous entoure présente un rayonnement thermique (de type infrarouge). Un exemple concret pour distinguer la température ambiante de la température rayonnante : lorsque vous êtes assis à quelques mètres d'un poële à bois, la température de l'air pourra être de 20°C mais vous ressentirait une chaleur supplémentaire liée au rayonnement du poële à bois.
Seuls les rayonnements des grandes surfaces sont véritablement ressentis, les petits objets qui nous entourent n'ont que peu d'influence.

Une fenêtre présentant une faible isolation thermique aura ainsi trois effets sur notre confort :

  • formation de courants d'air et déperditions de chaleur ce qui conduit à réduire la température ambiante
  • les courants d'air en eux-mêmes font chuter la température ressentie (une vitesse de l'air de 1 mètre par seconde a pour effet un ressenti de température de -4°C par rapport à la température ambiante réelle) ce qui constitue une gène
  • faible rayonnement thermique qui donne une sensation de froid sur les quelques mètres à proximité de la fenêtre, indépendamment de la température ambiante et de la vitesse de l'air.

Une forte différence de rayonnement entre les parois qui nous entourent contribue aussi à une sensation d'inconfort.

Une fenêtre présentant une bonne isolation thermique réduira les déperditions et supprimera les courants d'air ainsi que les problèmes de faible rayonnement thermique. Sur ce dernier point, un double vitrage bien choisi entraine une température du verre "intérieur" proche de celle de la pièce et donc réduit la gène occasionnée par la surface froide.